05/06/2007

Le soleil sous le tamis

Le soleil sous le tamis de Rabah Belamri.

309 pages,  22, 87 euros.

ISBN-10: 2866005716 230305fd14df0f1a8ff65a2466b4d2e2.jpg

 

Rabah Belamri est né le 11 octobre 1946, à Bougaâ, cette très belle région de Kabylie située dans la willaya de Sétif. Il perd la vue en 1962. Mais ce tourment ne fait que renforcer la force et la volonté de ce génie. Etabli à Paris depuis 1972, il prépare une thèse de doctorat d'État sur l'oeuvre de Jean Sénac. Parmi ses œuvres on peut citer : L'oeuvre de Louis Bertrand, Miroir de l'idéologie colonialiste, thèse de 3e cycle, OPU (Alger), 1980, Les Graines de la douleur et La rose rouge, recueils de contes populaires, Publisud (Paris), 198l, Le soleil sous le tamis, récit, Publisud, 1982 et Sept poèmes, Bernard Gabriel Lafabrie (Paris), 1983. Il meurt en 1995 à la suite d'une intervention chirurgicale, laissant son œuvre inachevée.

 

"Pour Rabah Belamri, questionneur infatigable du monde, la poésie n'est sans doute qu'un moyen qui participe, avec d'autres, à une quête de clarté et de plénitude. Un besoin de lumière comme d'une eau longtemps refusée mais aussi une dénonciation de tout ce qui grève le quotidien et l'espérance : la femme aliénée ou marchandée, le bonheur séquestré."

Tahar Djaout, Les Mots migrateurs, une anthologie poétique algérienne, Office des Publications Universitaires, Alger, 1984.

"Il a du souffle, de la force, une violence dans la chaleur comme dans la tendresse qui témoignent d'une autre terre, d'un autre soleil que les nôtres, bref d'une autre tradition."

Georges-Emmanuel Clancier (quatrième de couverture de "Le Galet et l'hirondelle", 1985).

"Son œuvre parlait de la difficulté d'être, de l'exil, de la solitude. Mais elle nous parlait aussi de tendresse, elle nous emportait dans son élan vers les humiliés, vers tous ceux que la violence contemporaine broyait, abandonnait."

JMG Le Clézio, dans Le Monde, Paris, 13 octobre 1995.