12/10/2009

Le débat juridique au Maghreb

WEB_122526-PAO-couv.jpgLe débat juridique au Maghreb. De l’étatisme à l’État de droit

Études en l’honneur de Ahmed Mahiou réunies par Yadh Benachour,Jean-Robert Henry, Rostane Mehdi.

ISBN : 978-2-86600-696-8

 

Honorer en la personne d’Ahmed Mahiou un grand juriste dont les travaux sur le droit international et sur l’État de droit font autorité ne doit pas faire oublier sa participation active au débat juridique maghrébin, par ses écrits et par son engagement d’enseignant, de doyen et de chercheur en Algérie. Les artisans de ces Mélanges ont choisi de privilégier cette dimension des préoccupations de recherche d’Ahmed Mahiou, qu’il a su partager, hier comme aujourd’hui, avec de nombreux autres collègues des deux côtés de la Méditerranée. Les vingt-cinq contributions réunies ici livrent un tableau largement représentatif de l’évolution des questions de recherche juridique au Maghreb depuis les indépendances et des tensions et enjeux qui travaillent aujourd’hui le champ juridique maghrébin. Elles se distribuent en deux grandes parties, consacrées respectivement aux chantiers juridiques de la décolonisation et aux problèmes actuels de mise en oeuvre de l’État de droit dans les pays du Maghreb.
Les auteurs :
Omar AKALAY, Abdelfattah AMOR, Jean-Louis AUTIN, Ramdane BABADJI, Sadok BELAÏD, Rafaâ BEN ACHOUR, Yadh BEN ACHOUR, Madjid BENCHIKH, Ahmed BENDELLA, Omar BENDOUROU, Chérif BENNADJI, Claude BONTEMS, François BORELLA, Habib GHERARI, Nacer-Eddine GHOZALI, Jean-Robert HENRY, Azzouz KERDOUN, Ali MEBROUKINE, Rostane MEHDI, Ali MEZGHANI, Michel MIAILLE, Noureddine SAADI, Noureddine TERKI, Mohamed TOZY, Jean-Claude VATIN, Bachir YELLES-CHAOUCHE.

Études réunies en l’honneur de Ahmed Mahiou, directeur de recherches émérite au CNRS (IREMAM, Aix-en-Provence)

POUR UNE ÉCOLE LAÏQUE DU PEUPLE ! Instituteurs militants de l’entre-deux-guerres en France

Auteur: Jacques Girault_COUVERTURE.jpg

ISBN : 978-2-86600-922-9

 

Des institutrices et des instituteurs des années 1930 retrouvent leur passé et le reconstruisent.
Des mémoires collectives et individuelles inscrivent ce groupe militant dans la France de l'entre-deux-guerres qui se modernise. L'instituteur qui se pensait comme un simple maillon d'un mouvement plus ample redevient un acteur de l'histoire sociale et politique. Une sorte de tristesse, voire de regret, d'une situation idéalisée d'un monde disparu, domine. Les difficultés rencontrées par l'école laïque et ses maîtres après 1939 amplifient ces sentiments.Piliers de la laïcité, les instituteurs militants, façonnés par l'école normale, n'apparaissent pas comme un ensemble homogène caractérisé par une formation étroite, des engagements politiques et syndicaux uniques, ayant conscience d'une mission permanente au service du peuple et contre la guerre. Le militant syndical, politique, mutualiste, à l'image de ses collègues, se situe à la rencontre d'un milieu professionnel conscient de participer à l'éducation du peuple, de lutter contre les obscurantismes et pour le respect des individus, d'être vigilant par rapport à ce qui pourrait entraîner l'injustice et l'inégalité sociale. Son dynamisme, sa relative disponibilité, son rang modeste dans l'échelle sociale expliquent son magistère éphémère sous le Front populaire. Les réactions et les expériences caractérisent legroupe socio-professionnel saisi dans son homogénéité et construit dans sa diversité. Une communauté imparfaite et nuancée se dégage. En dépit de violentes tensions, règne une cohésion que l'action militante organise dans les épreuves de la société française.

Jacques Girault, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris 13 (Centre de recherches Espace-Sociétés-Cultures), auteur d’ouvrages d’histoire politique et sociale de la France contemporaine, consacre une partie de ses travaux à l'histoire des enseignants au XXe siècle. Il assure la coordination du corpus "enseignant" du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, mouvement social français (Maitron) et préside l'HIMASE (Association pour l'Histoire des militants syndicalistes et associatifs de l'éducation).
Publié avec le soutien du centre Henri Aigueperse (UNSA-Education) et l'Institut de recherches de la Fédération syndicale unitaire

 

17/06/2009

L’ART DU DÉCENTRAGE DANS LA POÉSIE ET LE ROMAN CONTEMPORAINS

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L’ART DU DÉCENTRAGE DANS LA POÉSIE ET LE ROMAN CONTEMPORAINS. Textes réunis et présentés par Jacqueline Michel, Marlena Braester et Isabelle Dotan.

ISBN : 978-2-86600-921-2

 

Par des déplacements, des déviations de formes, de genres, des bouleversements de pratiques d’écriture, se caractérise le processus créatif de certains textes littéraires témoignant ainsi d’un art du décentrage à l’oeuvre. C’est dans cette perspective
que se situent les textes réunis et présentés dans ce livre – textes des communications données au Colloque international sur L’art du décentrage dans la poésie et le roman contemporains, organisé en 2008 par le Groupe de Recherche en Poésie et Poétique Contemporaines du Département de Langue et Littérature Françaises de l’Université de Haïfa (Israël).
Ces textes portent sur des oeuvres de poètes et de romanciers contemporains. Ils répondent à une démarche critique cherchant à déceler et à expliciter dans l’élaboration et le travail d’écriture de ces oeuvres, la pratique d’un décentrement qui serait à l’origine d’une sorte de désorientation esthétique parlaquelle se briseraient des modes de pensée et de lectures traditionnelles.
Ces études très variées sur un art du décentrage dans la littérature contemporaine, ont été rassemblées selon trois grands axes de réflexions portant sur le mouvement intrinsèque au discours, sur le sujet de l’écriture, et sur le rapport entretenu avec d’autres formes d’expression.


Jacqueline Michel est professeur émérite de littérature française contemporaine à l’Université de Haïfa (Israël) où elle dirige en collaboration avec Marlena Braester (docteur en linguistique, poète et traductrice, enseignante au Technion de Haïfa) et Isabelle Dotan (docteur en littérature francophone contemporaine, enseignante au Département de Français de l’Université de Haïfa, et traductrice) le Groupe de Recherche en Poésie et Poétique Contemporaines (GRPC) site internet : http://hcc.haifa.ac.il~lef/index.htm).

LA MÉDITERRANÉE VOIT, ÉCRIT, ÉCOUTE

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LA MÉDITERRANÉE VOIT, ÉCRIT, ÉCOUTE LA DIVERSITÉ CULTURELLE FACE AUX TECHNOLOGIES DE LA COMMUNICATION sous la direction de Michele BRONDINO et Yvonne FRACASSETTI

ISBN : 978-2-86600-875-8

 

 

À l’heure où la Méditerranée est secouée par le rythme effréné des violences et par les injustices dérivant de la globalisation de l’économie et de la transnationalisation sans brides des communications, il est essentiel de s’interroger sur les modalités, les limites, les contradictions des formes de communication, anciennes et nouvelles, entre les régions et les habitants de la Méditerranée, et ceci dans une double perspective.
En premier lieu, les différentes études mettent en évidence, certaines de manière pointue, les dysfonctionnements et les nombreuses dérives qui, dans le domaine de la culture et de la communication, nous conduisent vers des modalités relationnelles à sens unique sous la domination d’un système unipolaire. Ce dernier semble avoir trouvé, dans l’organisation du message télévisé et médiatique, un instrument particulièrement efficace. Ensuite, cet ouvrage collectif nous aide à ne point perdre de vue la variété, multiple et partagée, qui de tout temps a caractérisé la vie culturelle méditerranéenne sous ses formes les plus diverses : du récit populaire au cinéma, au théâtre, à la musique. Jusqu’à l’origine de l’écriture dont le processus de diffusion a impliqué plus de protagonistes qu’on ne le pense habituellement. Il s’agit d’un très riche patrimoine où raison et imaginaires s’harmonisent et dans lequel peuvent puiser les femmes et les hommes de la Méditerranée pour penser et réinventer leur propre monde. Et ceci, semble-t-il, grâce aussi aux potentialités que libère la télévision numérique.
Cet ouvrage collectif est le résultat du travail coordonné d’auteurs appartenant aux deux rives de la Méditerranée et provenant aussi bien du monde de la recherche universitaire que des différents domaines d’application des formes artistiques et des moyens de communication pris en considération.
Direction de l’ouvrage
– Michele Brondino : docteur de recherche en histoire de l’Afrique méditerranéenne, historien de la Méditerranée contemporaine, membre de l’Istituto per l’Oriente de Rome, directeur de l’Association Sciences, Education et Cultures en Méditerranée et de l’Encyclopédie de la Méditerranée (SECUM-EDM) et co-directeur de la collection Italies aux éditions Publisud (Paris).
– Yvonne Fracassetti : professeur de langue et littérature française et traductrice, a été lectrice d’italien à l’Université d’Alger et attaché à l’Institut Culturel Italien de Tunis. Auteur de plusieurs essais sur l’éducation et les cultures méditerranéennes ; co-directrice de la collection
Italies aux éditions Publisud (Paris).

LA MÉDITERRANÉE FIGURES ET RENCONTRES

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LA MÉDITERRANÉE FIGURES ET RENCONTRES IDENTITÉS ET DIALOGUE INTERCULTUREL sous la direction de Michele BRONDINO et Yvonne FRACASSETTI.
ISBN : 978-2-86600-887-1

 

L’image désuète d’un monde méditerranéen immobile où les groupes humains vivaient en perpétuant des traditions immémoriales s’étant estompée, l’anthropologie de la Méditerranée se trouve face au grand défi qu’affrontent aujourd’hui les peuples méditerranéens dont la vie personnelle et sociale, depuis deux décennies au moins, est radicalement transformée par de profondes mutations.
À la recherche des instruments conceptuels et méthodologiques les plus adéquats pour comprendre les dynamiques en action, les différents auteurs de ce volume, chacun étant spécialiste dans son propre domaine, analysent quelques figures clés de la réalité méditerranéenne actuelle, tels le migrant, le médiateur culturel, le touriste, la femme à la recherche de nouveaux espaces d’expression et de rencontre, les jeunes.
Après une introduction qui situe les bouleversements identitaires méditerranéens dans le cadre de la mondialisation et de la gestion de la diversité culturelle, une première étude générale analyse les styles de vie, les visions culturelles, les rites des sociétés tribales et de la société civile, dans le but de saisir, à l’intersection des différentes cultures présentes en Méditerranée, la création d’espaces intermédiaires où peuvent se développer des pratiques partagées.
Au-delà de la crainte et de la méfiance réciproques, des blocages et des heurts, c’est une
capacité d’invention renouvelée qui émerge et qui alimente de nouvelles formes d’échanges et de dialogue : c’est le domaine de l’interculturalité, riche des apports de tout un chacun et tremplin d’un vaste projet social d’émancipation démocratique et de construction d’une citoyenneté nouvelle, inscrite dans le futur des femmes et des hommes de la Méditerranée.

Direction de l’ouvrage
– Michele Brondino : docteur de recherche en histoire de l’Afrique méditerranéenne, historien de la Méditerranée contemporaine, membre de l’Istituto per l’Oriente de Rome, directeur de l’Association Sciences, Education et Cultures en Méditerranée et de l’Encyclopédie de la Méditerranée (SECUM-EDM) et co-directeur de la collection Italies aux éditions Publisud (Paris).
– Yvonne Fracassetti : professeur de langue et littérature française et traductrice, a été lectrice d’italien à l’Université d’Alger et attaché à l’Institut Culturel Italien de Tunis. Auteur
de plusieurs essais sur l’éducation et les cultures méditerranéennes ; co-directrice de la collection Italies aux éditions Publisud (Paris).



03/12/2008

Traité de droit européen de la concurrence : Volume 3

41BGElV+jLL._SL500_AA240_.jpgPrésentation
La coopération entre les États membres et la Communauté se décline différemment selon qu'elle régit les relations qu'entretient la Commission avec les autorités de concurrence et les juridictions nationales, ou celles qu'entretiennent ces dernières avec les juridictions communautaires et les autorités nationales de concurrence ou de régulation. Mais nonobstant leurs objectifs spécifiques, qu'ils relèvent ou non de la réforme du droit des ententes et des positions dominantes, qu'ils concernent ou non cet instrument juridique si essentiel au regard de la construction européenne que constitue le recours préjudiciel, qu'ils se situent ou non dans le cadre des compétences a priori réservées aux pays membres, les mécanismes de coopération qu'impose le droit communautaire aux pays membres et à la Communauté s'inscrivent tous dans le respect des droits des opérateurs économiques. Le principe communautaire d'une protection juridictionnelle effective est en effet au coeur de la mise en oeuvre du droit communautaire : dès lors qu'ils tirent de l'ordre juridique européen un droit ou un intérêt légitime à se prévaloir de l'une de ses dispositions, les particuliers doivent être en mesure de l'invoquer en justice à l'encontre d'un État membre, de la Communauté ou d'autres particuliers ; pour autant élu moins que sont réunies les conditions d'application des actions qui leur sont ouvertes à cet effet dans le respect du droit communautaire.

  • ISBN-10: 2866006631
  • ISBN-13: 978-2866006631
  • 543 pages

Biographie de l'auteur
Professeur à l'Université Paris 13 jusqu'en 2006, l'auteur a publié les tomes I, II A et II B aux éditions Publisud.

 

 

01/07/2008

Mobilités étudiantes Sud-Nord

Mobilités étudiantes Sud-Nord. Trajectoires scolaires de Marocains en France et insertion professionnelle au Maroc

ÉtienneGérard (dir.)
PUBLISUD
Ronan Balac
BénédicteKail
Éric Lanoue
Laurence Proteau

ISBN : 978–2–86600–591–7

 

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Au nom d’un « co-développement » qui devrait bénéficier à ses pays partenaires,
la France sélectionne de manière accrue des étudiants étrangers et entend de la
sorte maîtriser les flux migratoires. La politique d’« immigration choisie » initiée
par le gouvernement de D. De Villepin circonscrit et oriente ainsi les migrations,
en particulier les mobilités pour études provenant des pays du Sud.
La population étudiante marocaine sert ici de référence pour explorer les dimensions
de cette mobilité. L’ouvrage n’examine pas seulement les flux d’étudiants
marocains dans les dernières décennies. Sur la base d’importantes enquêtes,
qualitatives et quantitatives, en France et au Maroc, il détaille les conditions de
départ et de séjour en France et procède à l’analyse de la morphologie sociale de la
population étudiante et de ses trajectoires socio-scolaires. Les dimensions sociales de
l’expatriation apparaissent ainsi dans leurs diversité et complexité. Plus fondamentalement,
l’étude des transformations qui affectent le champ de l’enseignement
supérieur et le marché du travail au Maroc révèle l’origine première de cette mobilité
: une modification inédite des articulations entre travail et savoir dans une
société d’Afrique du Nord comme le Maroc. L’expatriation doit être comprise
comme le produit de ces transformations ; elle correspond, aussi, à la nécessité
éprouvée par les étudiants de s’adapter à cette nouvelle donne.
Cet ouvrage aborde également un volet rarement exploré dans les études de
sciences sociales consacrées à la migration : les trajectoires d’insertion professionnelle
des diplômés rentrés dans leur pays et la valorisation, sur le marché marocain
du travail, des capitaux acquis à l’étranger. Il met ainsi au jour une « double
mobilité » des étudiants marocains : géographique et sociale à la fois. L’ouvrage
réinterroge de la sorte deux paramètres souvent couverts par de fausses évidences :
le sens de la migration – qui est plutôt un passage par l’étranger qu’une migration
durable –, et celui de la mobilité des étudiants – qui s’apparente bien davantage à
un mouvement à l’origine de transformations sociales à venir dans le pays d’origine,
qu’à une « fuite » des cerveaux. In fine, l’ouvrage invite à reconsidérer la
politique d’« immigration choisie » et le sens de la circulation des élites intellectuelles
du Sud vers le Nord.

Étienne Gérard est sociologue de l’éducation, chargé de recherches à l’Institut de Recherche pour le Développement. Après des travaux en Afrique Noire, il a réalisé pendant plusieurs années des recherches sur la question éducative et sur les savoirs auMaroc. Il a notamment dirigé l’ouvrage Savoirs, insertion et globalisation. Vu du Maghreb, paru en 2006 chez Publisud

10/03/2008

MONDIALISATION DES MARCHANDISES ET MARCHANDISATION DU MONDE

MONDIALISATION DES MARCHANDISES ET MARCHANDISATION DU MONDE.  Matériau de pensée économique pour le nouveau siècle.

Marc CHERVEL

Préface collective rédigée par Michel Le Gall, Michel Levante, Jean-Hubert Moulignat, Gustavo Saldarriaga
Introduction de Guirec Delanoë et Pierre Salama.

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Présentation :

Cet ouvrage présente une approche fondamentalement différente de la pensée dominante : c’est un outil de politique économique et non d’économie politique classique. L’économie politique telle qu’elle fonctionne et est enseignée pratiquement partout est fondée sur un modèle sous jacent : la réalisation des équilibres de la production et des échanges par un mécanisme de prix réels – ceux du marché – ou de prix de référence résultants d’un modèle. Dans une autre économie politique, au contraire la politique économique viseà l’allocation des ressources en fonction des besoins et des interactions – la matrice de la production et des échanges – pour répondre à une politique définie par les pouvoirs publics. Un pays qui a souffert de la sécheresse pendant plusieurs années dira « plus jamais ça » et mettra l’accent sur le développement des cultures vivrières, l’irrigation, la recherche agronomique. Dans un cas c’est le laisser faire d’Adam Smith et Pareto conduisant aux inégalités croissantes, à la non industrialisation des pays en développement, à l’émiettement des pays industrialisés.
Dans l’autre cas c’est une attitude de Plan qui subordonne la mécanique économique à la volonté politique, « l’ardente obligation ». C’est en cela que ce qui sous-tend ce livre est à contre courant et alors « subversif » : ses critères ne visent pas la recherche du profit mais celle du développement. Clarifiant la création et les transferts de valeur ajoutée, en ce siècle nouveau de mondialisation désordonnée, de délocalisations sauvages, de bouleversements économiques permanents, ils sont d’une légitimité et d’une actualité encore plus fortes.
 
Marc Chervel* polytechnicien. diplômé du CEPE a travaillé plus de trente ans sur les problèmes de l’évaluation et de la programmation des projets dans les pays en voie de développement et en France. Il est l’auteur avec C. Prou et M. Le Gall des ouvrages de présentation de la Méthode des Effets, méthode adoptée par les organismes officiels français de Coopération.
M. Chervel a dispensé de nombreux enseignements sur les méthodes d'évaluation de projets dans les universités et les grandes écoles en France et dans plus de trente pays étrangers. Son dernier ouvrage vient à point nommé, il ouvre de nouvelles pistes, c’est un outil performant pour les jeunes chercheurs, les économistes du développement, les étudiants, les citoyens qui s’intéressent à ces problèmes qui pourront puiser et développer de nouvelles problématiques, notamment sur le développement durable, sur l’environnement, sur les questionnements actuels. On peut le dire la méthode des effets n’a pas dit son dernier mot.
* http://www.marc-chervel.fr/
 

21/12/2007

HISTOIRE JURIDIQUE DE LA MÉDITERRANÉE

HISTOIRE JURIDIQUE DE LA MÉDITERRANÉE. Droit Romain - Droit Musulman

Jeanne LADJILI-MOUCHETTE


ISBN : 978-2-86600-829-1

 

L’auteur, juriste spécialiste d'histoire du droit, dit se situer dans la catégorie de ceux qui écrivent pour faire connaître. Goûtant par son métier et par un itinéraire personnel qui l'a conduite de Lorraine en Tunisie à certains « savoirs du monde », elle aime faire passer l'information, cette exigence lui paraissant même déborder la fonction
du professeur par sa dimension d'acte démocratique. « En histoire, il faut voir grand », écrivait au milieu du siècle dernier Fernand Braudel, l'historien renommé de la Méditerranée. L'auteur de ce livre reconnaît qu'elle a vu grand : droit romain et droit musulman sont présentés ensemble - c'est une originalité de l'ouvrage - comme les deux systèmes de la Méditerranée qui se sont étendus sur des espaces où Rome et Constantinople d'une part, Damas et Bagdad d'autre part ont exercé une maîtrise politique. Le droit, élaboré du 3ème siècle A.C. jusqu'au 6ème siècle P.C., fut créé et perçu dans Rome comme un domaine spécifique avec une justice spécifique et une autonomie par rapport au religieux ; au
droit musulman, élaboré du 7ème au 10ème siècle P.C. (ler/4ème siècle de l'Hégire), les juristes donnèrent les textes scripturaires comme premières sources (Coran et sunna du prophète) l'inscrivant ainsi avec la justice dans le champ du religieux.
Pour mieux voir et mieux comprendre, l'auteur a choisi l'angle d'observation du comparatiste qui donne accès à des fécondités insoupçonnées ; elle a raconté la naissance par le truchement de l'art du jurisconsulte de « l'un et l'autre droit », elle a décrit des institutions ; elle a montré les enchaînements dans l'histoire de la Méditerranée, rappelant ainsi les écoles de traductions d'Alexandrie (3ème siècle A.C.), de Bagdad (9ème siècle P.C.) ou de Tolède (1lème siècle P.C.) traductions si utiles pour la circulation de tous les savoirs contextes de l'élaboration juridique, transmettant à chacun ce qui s'écrivait alors en toutes sciences en grec, en hébreu, en syriaque, en latin ou en arabe. L'auteur a seulement voulu, dit- elle, faire connaître le trésor des juristes, somme inestimable d'expériences, qui saisissent dans leurs mots et leurs systèmes les réalités humaines, religieuses, politiques de leur société, elle a remis en mémoire les savants et leurs livres, donnant les noms des uns et des autres pour mieux faire connaissance. L'auteur n'a pas ignoré les interpellations pressantes adressées à toute époque aux fuqahâ’.
Une idée récurrente se dévoile : ouvrir les patrimoines hérités pour tenter de les mettre en communication dans le monde contemporain, pour un débat fertile, une
32c99ad6a122a5e87f860b9622b2c142.jpgfois mis en lumière les éléments de leurs sources et de leurs racines.

17/12/2007

Vieillir dans la dignité

Vieillir dans la dignité.  Les immigrés maghrébins vieillissants du centre ville de Marseille.

Sous la direction de Nadia BENTALEB 

ISBN : 978-2-86600-847-5
ISSN : 0993-6904

 

Ce livre comprend les résultats d’une enquête visant à étayer un diagnostic pour la création d’une maison de retraite adaptée aux immigrés dans le 1er arrondissement de Marseille. Il permet des éclairages sur deux questions essentielles : Quelles sont les conditions de vie des migrants retraités en matière de revenus, de logement, de santé ou d’accès aux droits sociaux ? Quelles relations les migrants retraités entretiennent avec leurs pays d’origine ? Les principales réflexions s’inscrivent dans la lignée d’une série d’enquêtes et de travaux de recherche menés récemment sur les migrants vieillissants. En les recoupant pour l’essentiel, ils contribuent à poser les premiers jalons d’un diagnostic pour la création d’une maison de retraite adaptée aux immigrés dans le 1er arrondissement de Marseille.

 

L’auteur, est actuellement directrice de l’ONG, Migrations et Développement. Née à Casablanca (Maroc), elle est spécialiste des questions de migrations et de co-développement. Docteur en économie, chercheur associé du C3ED (Centre d’Economie et d’Ethique pour l’Environnement et le Développement), elle a travaillé dans plusieurs pays africains.7fe605693e92b89c8318596d5ff09da6.jpg

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